Daikin publie une enquête internationale qui confirme une évolution profonde des besoins de refroidissement. Le groupe a interrogé 1 200 propriétaires de climatiseurs dans douze grandes villes. Ainsi, 86,5 % des participants jugent leur environnement plus chaud qu’il y a cinq ans. Cette perception atteint 97 % à Bangkok et 94 % à Delhi comme à Tokyo. Madrid et Paris dépassent également la moyenne mondiale. Surtout, l’étude précède les fortes chaleurs européennes de juin et juillet. Elle révèle donc une inquiétude déjà installée avant les épisodes estivaux les plus sévères.

Par ailleurs, 84,1 % des répondants utilisent désormais leur climatisation pendant une période annuelle plus longue. À Madrid, cette proportion atteint 87 %, contre 75 % à Paris. Les durées quotidiennes progressent aussi fortement dans plusieurs métropoles. Tokyo arrive en tête avec quatorze heures et douze minutes lors des journées les plus chaudes. Houston suit presque au même niveau. Cependant, 64,4 % des personnes limitent parfois leur usage malgré leurs besoins. Le coût électrique, les contraintes du réseau et d’autres obstacles expliquent principalement cette restriction. L’accès au refroidissement devient donc simultanément un enjeu sanitaire, énergétique et social.

Enfin, 89,9 % des participants signalent au moins un inconfort physique associé à la chaleur. La baisse du sommeil arrive première, devant la fatigue et les maux de tête. Pour les professionnels, ces résultats annoncent une demande plus longue, mais également plus exigeante. Les installateurs devront privilégier le dimensionnement précis, la régulation et l’efficacité saisonnière. Les exploitants devront aussi surveiller les pointes électriques et anticiper les usages nocturnes. De plus, la réversibilité renforcera la valeur annuelle des équipements en Europe. Le marché progressera durablement si la filière combine confort, sobriété et accessibilité économique. Cette mutation exigera des bâtiments mieux isolés et des systèmes intelligemment pilotés.