Un nouveau décret, entré en vigueur en mars 2026, marque un tournant pour l’installation des pompes à chaleur (PAC) en France. Afin d’accélérer la transition énergétique, les autorités ont décidé d’alléger considérablement les contraintes d’urbanisme. Désormais, les travaux modifiant l’aspect extérieur d’un bâtiment pour la mise en place d’une unité extérieure sont dispensés de déclaration préalable en mairie, à condition que l’équipement reste invisible depuis l’espace public ou les bâtiments voisins.
Cette mesure vise à lever l’un des principaux freins administratifs rencontrés par les particuliers et les copropriétés. En réduisant les délais d’instruction, qui pouvaient auparavant s’étaler sur plusieurs mois, le gouvernement espère stimuler la production de chaleur décarbonée. Cependant, cette simplification ne s’applique pas aux secteurs sauvegardés ou aux abords de monuments historiques, où l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France reste impératif pour garantir l’harmonie architecturale.
Pour les professionnels du secteur comme Atlantic, Daikin ou Mitsubishi Electric, cette réforme est accueillie comme une opportunité majeure de fluidifier les carnets de commandes. En parallèle, les aides financières telles que MaPrimeRénov’ continuent de soutenir l’installation de modèles performants. L’objectif national reste ambitieux : atteindre une part majoritaire de systèmes aérothermiques et géothermiques dans le parc résidentiel d’ici la fin de la décennie pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.










