Americold a choisi une installation frigorifique transcritique au CO₂ pour un nouvel entrepôt canadien. L’installation développe une capacité annoncée de 542 tonnes de réfrigération. Elle répond simultanément aux besoins de moyenne et de basse température. Le système utilise une configuration à un seul étage. Cette conception évite les compresseurs supplémentaires généralement associés aux architectures booster. Elle supprime également plusieurs équipements de régulation correspondants. Selon le fournisseur TehnoRef4, cette simplification réduit les dépenses d’investissement de 18,2 %. L’installation illustre ainsi la progression du CO₂ dans les grands entrepôts frigorifiques nord-américains.
Le fluide R744 possède un potentiel de réchauffement planétaire proche de l’unité. Il constitue donc une alternative durable aux hydrofluorocarbures fortement émissifs. Néanmoins, les installations transcritiques fonctionnent sous des pressions importantes. Elles exigent des composants spécifiques et des techniciens parfaitement formés. La configuration retenue cherche à réduire cette complexité opérationnelle. Moins de compresseurs signifie moins de composants susceptibles de provoquer une panne. Cette organisation peut également simplifier la maintenance préventive. Elle limite les stocks de pièces et réduit certains besoins de régulation. Cependant, les performances dépendront fortement des températures extérieures. Les exploitants devront donc suivre précisément les pressions et les consommations.
Ce projet intéressera particulièrement les responsables de plateformes alimentaires et pharmaceutiques. Ces entrepôts doivent maintenir plusieurs régimes thermiques sans interrompre leurs activités. Une installation centralisée facilite la supervision des températures et des alarmes. Elle améliore également la traçabilité réglementaire. Par ailleurs, la réduction des investissements peut accélérer l’adoption des fluides naturels. Les industriels comparent encore souvent leur coût initial avec celui des solutions fluorées classiques. Une économie annoncée de 18,2 % modifie sensiblement cette analyse. Toutefois, chaque projet devra intégrer le climat, les charges et la disponibilité des compétences locales. Le CO₂ devient donc plus accessible, mais conserve des exigences techniques importantes.










