Depuis le 1er janvier 2026, un arrêté préfectoral interdit l’usage d’équipements de chauffage au bois jugés obsolètes dans 297 communes iséroises, dont la métropole grenobloise, le Grésivaudan ou le Voironnais. Sont concernés les foyers ouverts ainsi que les poêles, inserts et foyers fermés installés avant 2002, soit près de 15 000 installations identifiées. Cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un objectif national de réduction de 50 % des émissions de particules fines issues du chauffage au bois d’ici 2030, alors que ce mode de chauffage représenterait environ 70 % de la pollution hivernale dans le département.

Les appareils récents, notamment ceux labellisés Flamme Verte ou conformes aux normes européennes, restent autorisés. Pour accompagner les foyers dans cette transition, des campagnes d’information, réunions locales et permanences sont organisées. Par ailleurs, les ménages peuvent bénéficier d’un soutien financier pouvant atteindre 1 600 €, selon les revenus et le type d’appareil remplacé. Ce dispositif est complété par des conseils techniques et des aides comme MaPrimeRénov’, notamment pour les logements collectifs ou les propriétaires bailleurs.

Cette initiative, motivée par des considérations sanitaires et environnementales, pourrait faire école dans les départements voisins, à l’image de l’Ain ou de la Savoie. Les premiers bilans locaux orientent déjà les réflexions vers une harmonisation régionale des règles. À terme, les autorités espèrent une baisse sensible des concentrations de particules fines dès l’hiver prochain, grâce à un renouvellement accéléré du parc de chauffage domestique.