À partir de l’automne 2026, seuls les modèles de pompes à chaleur fabriqués en Europe pourront bénéficier des aides les plus avantageuses. Cette décision gouvernementale vise à soutenir l’industrie du continent et à limiter la dépendance aux importations. Ce choix s’inscrit dans une stratégie déjà appliquée au secteur automobile, où les bonus écologiques favorisent les véhicules à batteries européennes. En toile de fond, le recul du marché impacte l’emploi : l’usine BDR Thermea à Mertzwiller va supprimer 320 postes sur 800.

La mesure repose sur les certificats d’économies d’énergie, instruments financiers pilotés par les énergéticiens. Ces aides soutiennent la rénovation énergétique sans peser sur le budget de l’État. Les pompes à chaleur air-eau et géothermiques, dont le circuit frigorifique est assemblé en Europe, seront seules éligibles aux aides bonifiées. Les autres modèles resteront partiellement subventionnés, mais à un niveau bien inférieur. Ce changement pourrait laisser à la charge des ménages plusieurs milliers d’euros, réduisant ainsi l’attractivité des équipements importés.

L’aide maximale atteindra en moyenne 3 500 euros pour les modèles agréés. Les produits non conformes ne donneront droit qu’à 700 euros d’aide, pour un coût total avoisinant 15 000 euros. Les fabricants devront déposer leur demande d’agrément début 2026. Une liste officielle des équipements éligibles sera publiée durant l’été. Les nouvelles règles s’appliqueront ensuite à l’automne. D’autres dispositifs, comme MaPrimeRénov’, continueront d’exister en parallèle avec leurs propres conditions. Les ménages devront donc être vigilants sur l’origine de leur équipement pour optimiser leur financement.