Après deux années difficiles, la filière française de la pompe à chaleur retrouve des signaux favorables. Les demandes d’installation chez les particuliers ont bondi en avril. Les modèles air-eau progressent aussi au premier trimestre. Les appareils air-air avancent plus vite encore. Cette reprise intervient dans un contexte énergétique tendu. Le prix du gaz renforce l’intérêt économique de l’électrification du chauffage.
Les industriels restent prudents. La chute de 2025 a fragilisé plusieurs lignes de production. Les aides publiques instables ont aussi ralenti les décisions d’achat. Pourtant, les capacités existent encore. Le secteur demande surtout un cadre durable. Les fabricants veulent éviter les arrêts réglementaires successifs. Ils jugent possible l’objectif d’un million d’unités annuelles en 2030.
Le marché dépendra aussi du pouvoir d’achat. Une pompe à chaleur coûte souvent entre 10 000 et 15 000 euros. Le futur leasing social pourrait lever un frein majeur. Il devra intégrer pose, maintenance et fourniture d’électricité. Les professionnels insistent cependant sur l’isolation. Un logement mal rénové réduit fortement les gains attendus. La pompe à chaleur devient donc un outil industriel, mais aussi un enjeu de rénovation globale.










