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Bruxelles – Le recours à la riothermie pour la climatisation des bâtiments

La riothermie est un procédé innovant qui consiste à recourir à la fraîcheur et à la chaleur des eaux d’égouttage pour assurer la climatisation des bâtiments. Située dans la banlieue bruxelloise, la commune d’Uccle a choisi cette technologie pour refroidir et chauffer son nouveau centre administratif.

Sur les 1 900 km de réseau d’égouttage bruxellois, 20 à 25 km sont rénovés chaque année. L’entreprise publique, Vivaqua, qui est chargée de la gestion de la distribution d’eau potable et du réseau d’égouttage, compte mettre en place des installations de riothermie en profitant des travaux de rénovation.

Tout le long de l’année, la température des eaux usées est plus ou moins constante et Vivaqua compte exploiter cette chaleur résiduelle perdue, selon le directeur Études et Investissements de Vivaqua, Olivier Broers. Une pompe à chaleur réversible ainsi qu’un échangeur peuvent être utilisés en hiver pour extraire les frigories du réseau d’égouts en été et les calories, en hiver.

Pour cette application, les échangeurs de chaleur doivent disposer de tuyaux en aluminium ou en inox, car les eaux usées sont corrosives. Ce qui peut engendrer un coût considérable. C’est pour cette raison que, depuis plus de 10 ans, les ingénieurs de Vivaqua recherchent à mettre au point une technique novatrice. En effet, ils utilisent actuellement des tubes en polyéthylène haute densité, toujours les explications d’Olivier Broers. Il s’agit d’un matériau peu coûteux qui présente une forte résistance face à l’agressivité des eaux d’égouttage.

La technologie brevetée de Vivaqua permettra de couvrir jusqu’à 25 % des besoins des immeubles du centre administratif de 15 000 m2 en matière de refroidissement et de chauffage. Ce qui permettra de réduire de 40 à 60 tonnes les émissions annuelles de dioxyde de carbone. D’ici 2029, Vivaqua projette d’installer sur 50 km de son réseau d’égouttage des échangeurs de chaleur. L’activation de ces derniers permettra de réduire de 65 000 tonnes les émissions annuelles de CO2 pour la climatisation et le chauffage des immeubles.