Aldi ouvre à Bardon un centre logistique de 120 000 m². Le distributeur présente ce site comme le plus grand entrepôt alimentaire britannique. L’installation intègre un système frigorifique au CO₂ de 8,6 MW. Ce choix confirme la montée des fluides naturels dans la grande distribution. Le R744 répond aux exigences climatiques croissantes. Il limite aussi l’exposition réglementaire liée aux gaz fluorés. Pour les exploitants frigorifiques, le projet constitue une référence industrielle. Il combine grande capacité, exigences multi-températures et intégration logistique. Le froid ne joue plus un rôle secondaire. Il devient un paramètre structurant de la performance énergétique. Les entrepôts alimentaires doivent désormais conjuguer disponibilité, sobriété et traçabilité. Bardon illustre cette évolution du marché européen.
Le dispositif frigorifique dessert dix zones réfrigérées. Il mobilise onze systèmes distincts. La capacité basse température atteint 1 MW. La moyenne température représente 7,2 MW. Une capacité haute température de 380 kW complète l’ensemble. Cette architecture répond aux besoins d’un centre multi-produits. Elle exige une régulation fine, des automatismes fiables et une maintenance spécialisée. Le site utilisera aussi la récupération de chaleur du système frigorifique. Cette approche valorise l’énergie déjà présente dans l’exploitation. Elle réduit la dépendance aux apports thermiques externes. Aldi investit plus de 500 millions de livres dans l’opération. La source convertit ce montant à 578 millions d’euros. L’entrepôt emploiera plus de 1 000 personnes.
L’équipement vise une exploitation logistique à grande échelle. Le centre desservira près de 350 magasins à pleine capacité. Il pourra traiter sept millions de palettes par an. Aldi ajoute 19 000 panneaux solaires en toiture. Ces panneaux pourront parfois couvrir toute la demande électrique du site. Le groupe présente Bardon comme son entrepôt à plus faible densité carbone. Cette affirmation concerne le périmètre Aldi South Group. Pour les frigoristes, le projet souligne plusieurs priorités. Les installations au CO₂ demandent des compétences confirmées. Elles requièrent aussi une surveillance rigoureuse des pressions. Les exploitants doivent anticiper l’entretien des compresseurs, échangeurs et organes de sécurité. La performance réelle dépendra donc des équipes. Elle dépendra aussi du pilotage énergétique quotidien. Bardon offre ainsi un cas concret d’industrialisation du froid naturel.










