L’État ne propose plus ce programme national, qui avait pour but de permettre l’installation d’une pompe à chaleur pour seulement 1 € en 2026. Cette promesse appartient désormais au passé. Toutefois, plusieurs aides peuvent encore réduire sensiblement le coût d’une pompe à chaleur air-eau ou géothermique.
Ainsi, MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie, la TVA à 5,5 %, l’éco-prêt à taux zéro et certaines aides locales peuvent se cumuler sous conditions. Néanmoins, leur montant dépend notamment de vos revenus, de votre logement, du chauffage remplacé et de l’équipement choisi.
La pompe à chaleur à 1 € existe-t-elle encore en 2026 ?
À ce jour, aucun dispositif public ne garantit une pompe à chaleur à 1 €. Autrement dit, une entreprise ne peut pas présenter cette somme symbolique comme une aide automatique accordée par l’État.
Auparavant, certaines sociétés cumulaient plusieurs primes, puis réduisaient fortement le reste à charge de ménages très modestes. Cependant, ce modèle a favorisé des abus : prix majorés, matériel inadapté, installation trop rapide ou économies exagérées. Par conséquent, les règles encadrent désormais davantage les aides et les professionnels.
Une offre affichée à 1 € peut éventuellement reposer sur une remise privée, un financement ou une opération commerciale. Pourtant, elle ne prouve ni votre éligibilité ni la qualité du chantier. Avant tout engagement, demandez donc le prix total, le détail des aides, le coût du crédit éventuel et le montant final à payer.
Quelles aides financent une pompe à chaleur en 2026 ?
Plusieurs solutions peuvent diminuer votre investissement. D’abord, MaPrimeRénov’ finance certains équipements. Ensuite, les primes CEE peuvent compléter ce soutien. Par ailleurs, la TVA réduite et l’éco-PTZ peuvent alléger le reste à charge. Enfin, une collectivité locale peut proposer une aide supplémentaire.
Cependant, chaque dispositif applique ses propres critères. Il faut donc calculer les aides avant de signer un devis ou de commencer les travaux.
MaPrimeRénov’ 2026 pour une pompe à chaleur
En métropole, MaPrimeRénov’ Parcours par geste soutient principalement les pompes à chaleur air-eau, géothermiques ou solarothermiques. En revanche, elle ne finance pas une PAC air-air lorsqu’elle constitue l’unique geste de travaux.
| Équipement | Revenus très modestes | Revenus modestes | Revenus intermédiaires | Revenus supérieurs |
|---|---|---|---|---|
| Pompe à chaleur air-eau | 5 000 € | 4 000 € | 3 000 € | Non éligible par geste |
| Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique | 11 000 € | 9 000 € | 6 000 € | Non éligible par geste |
| Pompe à chaleur dédiée à l’eau chaude sanitaire | 1 200 € | 800 € | 400 € | Non éligible par geste |
Ces montants s’appliquent dans la limite d’une dépense éligible. Ainsi, le plafond atteint 12 000 € pour une PAC air-eau, 18 000 € pour une PAC géothermique ou solarothermique et 3 500 € pour une PAC dédiée à l’eau chaude sanitaire.
En outre, MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur peut intégrer une pompe à chaleur dans un projet global. Ce parcours concerne, en 2026, les logements classés E, F ou G. Il exige notamment un gain d’au moins deux classes au DPE, deux gestes d’isolation et l’accompagnement de Mon Accompagnateur Rénov’. Ainsi, cette option peut devenir plus pertinente si votre logement nécessite plusieurs améliorations.
La prime CEE et le Coup de pouce Chauffage
Les fournisseurs d’énergie financent des travaux grâce aux certificats d’économies d’énergie, également appelés CEE. Tous les ménages peuvent demander une prime CEE. Toutefois, son montant varie selon le fournisseur, les revenus, la zone climatique, le logement et les performances de l’équipement.
De plus, le Coup de pouce Chauffage peut soutenir le remplacement d’une chaudière au charbon, au fioul ou au gaz par une PAC air-eau ou eau-eau. En 2026, cette opération concerne la résidence principale. Le logement doit également avoir plus de deux ans. La demande reste possible jusqu’au 31 décembre 2030 selon les règles actuelles.
Surtout, acceptez l’offre CEE avant de signer le devis. Sinon, l’organisme peut refuser la prime. Ensuite, confiez le chantier à un professionnel RGE et conservez tous les justificatifs.
La TVA à 5,5 %, l’éco-PTZ et les aides locales
Lorsque les conditions techniques et réglementaires sont réunies, les travaux de rénovation énergétique profitent d’une TVA réduite à 5,5 %. Le professionnel applique directement ce taux sur son devis et sa facture.
Ensuite, l’éco-prêt à taux zéro peut financer tout ou partie du reste à charge sans intérêts. Son montant et sa durée dépendent cependant du programme de travaux. De plus, vous pouvez le cumuler avec MaPrimeRénov’ et les CEE.
Enfin, certaines communes, intercommunalités, départements ou régions accordent leurs propres aides. Par conséquent, une simulation nationale ne suffit pas toujours. Vérifiez également les dispositifs disponibles à l’adresse du logement.
Quelle pompe à chaleur choisir pour profiter des aides ?
Le montant des primes ne doit pas décider seul. En effet, une PAC mal adaptée peut augmenter la consommation, réduire le confort et accélérer l’usure du compresseur. Il faut donc étudier le bâtiment, le climat, les émetteurs existants et les besoins réels.
La pompe à chaleur air-eau convient généralement à un logement équipé d’un réseau de chauffage central, de radiateurs à eau ou d’un plancher chauffant. De plus, elle peut produire l’eau chaude sanitaire selon le modèle. Elle ouvre droit à MaPrimeRénov’ par geste si elle respecte les critères techniques.
La pompe à chaleur géothermique capte l’énergie du sol ou d’une nappe. Elle offre souvent des performances stables, y compris lorsque la température extérieure baisse. Toutefois, elle exige un terrain compatible, des travaux plus importants et un budget supérieur. En contrepartie, MaPrimeRénov’ prévoit une aide plus élevée.
La pompe à chaleur air-air chauffe et peut également rafraîchir les pièces. Elle s’adapte surtout au remplacement d’un chauffage électrique. En revanche, MaPrimeRénov’ ne la finance pas comme geste isolé en métropole. Certaines offres CEE peuvent néanmoins la soutenir. Elle peut aussi entrer dans un projet MaPrimeRénov’ Rénovation d’ampleur.
Avant de choisir, demandez donc une étude de dimensionnement. Celle-ci doit notamment considérer les déperditions du logement, la température extérieure de référence, la puissance des émetteurs et la température d’eau nécessaire.
Combien reste-t-il réellement à payer ?
Le reste à charge ne dépend pas uniquement du prix de la machine. Il comprend également la pose, les accessoires, les raccordements, la régulation, la mise en service et parfois l’adaptation du réseau électrique ou hydraulique.
Pour obtenir une estimation cohérente, utilisez le calcul suivant :
Reste à charge estimé = prix TTC du projet − MaPrimeRénov’ − prime CEE − aides locales.
Cependant, ne soustrayez jamais une aide avant d’avoir vérifié son éligibilité et ses conditions. De même, n’utilisez pas un barème générique de prime CEE : chaque offre peut varier. Enfin, un prêt ne réduit pas le prix total ; il facilite seulement le financement du solde.
Pour obtenir un montant fiable, demandez plusieurs devis détaillés et comparez-les à prestations identiques. Vous identifierez ainsi les écarts de prix, les équipements proposés et les garanties incluses.
Comment reconnaître une offre de pompe à chaleur trompeuse ?
Une promesse de PAC à 1 € doit immédiatement vous inciter à vérifier l’offre. De même, méfiez-vous d’un interlocuteur qui se présente comme un service de l’État ou qui garantit vos aides avant toute étude.
Depuis le 1er juillet 2025, la loi interdit le démarchage non sollicité par téléphone, SMS, courriel ou réseau social dans le domaine de la rénovation énergétique. Par conséquent, ne transmettez aucune donnée fiscale, bancaire ou d’identité à un démarcheur inconnu.
- contrôlez la qualification RGE de l’entreprise dans l’annuaire officiel ;
- vérifiez que la qualification couvre précisément la pompe à chaleur proposée ;
- consultez l’identité juridique, le numéro SIREN et l’ancienneté de la société ;
- exigez une visite technique avant toute proposition définitive ;
- refusez une estimation d’aide présentée comme certaine sans justificatif ;
- lisez les conditions du financement et le coût total du crédit ;
- identifiez le sous-traitant éventuel avant de signer ;
- comparez au moins deux ou trois devis équivalents.
En outre, le devis doit préciser la marque, la référence, la puissance, les performances, les accessoires, la dépose de l’ancien chauffage et les modalités de mise en service. Ainsi, vous comparez réellement les mêmes prestations.
Obtenez une estimation personnalisée pour votre pompe à chaleur
La pompe à chaleur à 1 € n’existe plus comme programme public. En revanche, un projet bien préparé peut encore bénéficier d’aides importantes. Votre reste à charge dépendra néanmoins de vos revenus, du logement, de l’ancien chauffage et du modèle retenu.
Pour avancer concrètement, remplissez notre formulaire de demande de devis gratuit et sans engagement. Précisez votre commune, la surface du logement, votre énergie actuelle et le type d’émetteurs. Vous recevrez ainsi des propositions plus pertinentes de professionnels qualifiés RGE.
Ensuite, comparez les prix, les performances et les aides annoncées. Vous pourrez alors choisir une installation adaptée, sécuriser votre budget et réduire durablement vos dépenses de chauffage.

