L’Agence nationale de l’habitat (Anah), qui verse MaPrimeRénov’, verrait ses moyens baisser d’environ 200 millions d’euros en 2027. C’est ce que prévoit le projet de loi de finances (PLF) 2027, déposé à l’Assemblée nationale le 1er octobre 2026. Le texte doit encore être débattu et voté.
Les chiffres du projet
Selon le projet, les crédits de paiement de l’Anah passeraient de 1,4 milliard d’euros en 2026 à 1,2 milliard en 2027. Si l’on retient la subvention de l’État à l’agence, elle passerait de 1 450 millions à 1 233 millions d’euros, soit 217 millions de moins. Les deux lectures convergent : la baisse est de l’ordre de 200 millions d’euros.
Où l’Anah ferait des économies
L’économie viendrait surtout de la fin du parcours « par geste » de MaPrimeRénov’, qui finance un seul équipement à la fois. Ce parcours a mobilisé environ 275 millions d’euros au premier semestre 2026. Une annexe du PLF prévoit que les pompes à chaleur soient financées uniquement par les certificats d’économies d’énergie (CEE) en 2027. L’Anah se concentrerait alors sur la rénovation d’ampleur, qui regroupe plusieurs travaux et vise un saut de classe énergétique.
Le calendrier à surveiller
- Débat parlementaire : les députés puis les sénateurs examinent le texte en octobre, novembre et décembre. Des amendements peuvent modifier les montants.
- 17 décembre : si le Parlement n’a pas adopté le budget à cette date, le gouvernement pourrait l’appliquer par ordonnance, une procédure jamais utilisée jusqu’ici.
- Textes d’application : la fin du forfait pompe à chaleur demande un décret et un arrêté, qui ne sont pas encore publiés.
Plus de poids pour les CEE
Pour les travaux isolés, comme l’installation d’une pompe à chaleur, l’aide reposerait davantage sur la prime des certificats d’économies d’énergie (CEE). Depuis le 1er janvier 2026, son montant n’est plus encadré par un minimum : il relève d’une offre commerciale des fournisseurs d’énergie.




