Le prix repère de vente du gaz augmente de 6,6 % TTC en moyenne au 1er novembre 2026, abonnement compris, selon la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Pour un foyer qui se chauffe au gaz, la hausse est plus forte : le kWh de chauffage passe de 0,14557 € à 0,1576 € TTC, soit +8,3 %.

C’est un seuil symbolique. À ce niveau, le kWh de gaz coûte presque autant que le kWh d’électricité au tarif réglementé en heures creuses, fixé à 0,1589 € TTC. L’écart n’est plus que d’environ 0,8 %.

Ce que la hausse représente sur une facture

Pour une maison qui consomme 15 000 kWh de gaz par an pour le chauffage, la hausse du seul prix du kWh représente environ 180 € de plus sur une année, si le prix restait à ce niveau. L’abonnement, lui, ne change pas le calcul de fond : c’est la part variable qui pèse.

  • Avant le 1er novembre : 15 000 kWh × 0,14557 € ≈ 2 184 €
  • Après le 1er novembre : 15 000 kWh × 0,1576 € ≈ 2 364 €

Le prix repère est un indicateur publié chaque mois. Les offres de marché peuvent s’en écarter, à la hausse comme à la baisse : il vaut la peine de relire son contrat.

Gaz et électricité au même prix : qu’est-ce que ça change ?

À prix du kWh presque égal, c’est le rendement de l’appareil qui fait la différence. Une chaudière gaz à condensation restitue, dans le meilleur des cas, à peu près l’énergie qu’elle consomme. Une pompe à chaleur air-eau produit plusieurs kWh de chaleur pour chaque kWh d’électricité consommé.

À titre d’ordre de grandeur, avec une pompe à chaleur qui produit 3 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité, le kWh de chaleur revient à environ 0,05 € au tarif heures creuses, contre plus de 0,15 € avec le gaz. Ce calcul est une hypothèse : le rendement réel dépend du logement, des émetteurs et du climat, et l’électricité n’est pas consommée qu’en heures creuses.

Les différences de fonctionnement entre les deux technologies sont détaillées dans notre guide pompe à chaleur ou chaudière gaz.

Un effet plus fort sur certains logements

La hausse pèse davantage dans trois situations :

  • une chaudière de plus de 15 ans, sans condensation, qui consomme davantage pour la même chaleur ;
  • un usage du gaz pour le chauffage et l’eau chaude à la fois ;
  • le logement est grand et mal isolé, ce qui démultiplie l’effet de la hausse.

Pour ceux qui envisagent un remplacement, le contexte a changé : depuis le 1er mars 2025, l’installation d’une chaudière gaz est soumise à une TVA de 20 %, et elle ne bénéficie plus d’aide nationale.